Ecrire. Pour exister. Pour soulager. Pour m'expliquer.
Musique : The Kooks - One Last Time
Comment je vois ma vie dans 5 ou 6 ans ? Je ne sais pas. Je n'y pense pas vraiment. Je laisse la vie me porter. Sans trop réfléchir. Mais, comme tout le monde, j'aimerais avoir ce dont j'ai envie : réussir mes études, avoir toujours mes amis auprès de moi, rencontrer l'amour... Vivre. En fait, le futur, ça m'effraye sans doute trop. Et je ne vois pas l'intérêt d'y penser. On ne peut pas savoir de quoi nos lendemains seront faits. Et si l'on commence à trop rêver, à croire aux contes de fées... Imaginez un peu la déception si nos fantasmes se transforment en désillusions. Pire qu'un réveil douloureux, ce serait comme une véritable claque en pleine gueule. Et si je ne sais pas ce que je veux, je sais au moins ce que je ne veux pas. Et je ne veux pas de ça.
J'ai 16 ans. Et parfois, j'ai l'impression qu'on me considère encore comme une enfant. Pourtant, à d'autres moments, on me place en véritable adulte. Alors forcément, je m'y perds. C'est sans doute l'âge qui veut ça. Tout le monde doit passer par là. Mais moi j'ai du mal. Je ne comprends pas toujours ce que l'on attend de moi. J'essaye pourtant de faire au mieux. Je vous jure. Des efforts, j'en fais constamment. Peut-être qu'ils sont invisible aux yeux de certains mais je pense, et j'espère, que les Vrais les voient. Car c'est pour Eux, pour Vous, que je me tiens encore debout. Les amours de ma vie. Ceux en qui j'ai confiance. Ceux qui sont encore là aujourd'hui. C'est à Eux que je dois un grand Merci. Je puise ma force dans leurs sourires et dans leurs bras... On m'a souvent dit que lorsqu'on a touché le fond, on ne peut que remonter. Alors je me tiens au filet d'espoir qui résulte dans cette phrase et je m'y accroche...
J'ai toujours détesté parler de moi. Pourtant aujourd'hui, je me fais violence et je me lance. De toute façon, je ne suis plus à ça prêt. Trop ont attendu ma chute. Maintenant qu'ils l'ont vu, j'espère qu'ils sont contents. J'ai été à la hauteur de ma triste réput'. Mais je ne leur donnerais pas ce plaisir à nouveau. J'ai des faiblesses et des défauts, comme tout le monde. Cependant, moi, je ne m'en cache pas. J'assume. Je relève la tête comme à chaque fois. Et j'avance, soutenant leurs regards et ne tenant pas compte de leurs paroles. Personne ne me connaît vraiment. Ils me jugent sur des bruits de couloirs et des vieilles histoires. Mais au fond, je ne suis pas cette personne là. Je suis juste quelqu'un qui découvre la vie. A sa manière. Peut-être que je n'empreinte pas toujours le bon chemin mais comme on dit, ce sont les erreurs qui apprennent la vie. Alors arrêtez de me juger. Je ne vaux pas mieux qu'un autre. Je ne suis qu'humaine. Nul n'a besoin de comprendre mes choix. Juste de les accepter. Sans parlementer. Car, au fond, qui êtes-vous pour me juger ? Je ne me permets pas de le faire, moi.
Je m'appelle Flora. Et beaucoup ne savent que ça de moi. Mon nom. Plutôt navrant non ? Aujourd'hui, je commence à comprendre. Comprendre que l'existence ne se résume pas qu'au paraître et aux superficialités. Que les beautés de la vie sont beaucoup plus subtiles que ça et que l'important se trouve au fond de soi. Je m'appelle Flora. Pourtant, si je devais parler de moi, je ne commencerais pas par là...
"Ne pleurez pas votre passé car il s'est enfuit à jamais, et ne craignez pas l'avenir car il n'existe pas encore. Vivez dans le présent et tâchez de le rendre si beau que vous vous en souviendrez toujours."